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Noms de lùocs - Page 119

  • Cronica de toponimia, per Joan-Claudi Dugros

    La Pissarotte à Campsegret, Le Pissarot à Boisse : les deux toponymes occitans (pissaròta et pissaròt), désignent un filet d’eau. Le mot pissar (du latin vulgaire *pissiare), n’est pas péjoratif en occitan ; il a le simple sens de couler. Il représente d’une façon imagée de petits écoulements d’eau, par dérision. L’esprit populaire a souvent fait appel à des animaux à miction réduite ou intermittente. C’est ainsi qu’on les trouve en Périgord dans Les Pisserates occ. pissarata, la chauve-souris ; Pissegasse, occ. agassa, la pie ; Pissegrolle, occ. graula, la corneille ; Pisseloube, occ. loba, la louve, etc.

    Jean-Claude Dugros

  • Cronica de toponimia, per Joan-Claudi Dugros

    Les toponymes Sudrie à Sainte-Foy-de-Longas (La Sudrie en 1679), La Sudrie à Saint-Julien-de-Crempse (La Suderie en 1743), à Saint-Jean-d’Estissac (La Sudria en 1498), aujourd’hui disparu, sont fréquents en Périgord où en trouve plus d’une vingtaine (aussi sous la forme Les Sudries). Prononcé [lɔ syʼdrjɔ] (/lo sudrio/), écrit La Sudriá, il représente les biens du nom de personne Sudre, de l’occitan sudor, le savetier, le cordonnier (du latin sutor, -oris).

     

  • Cronica de toponimia, per Joan-Claudi Dugros

    L’occitan aiga [ʼajgɒ] "eau ; cours d’eau, ruisseau, rivière " (du latin aqua) est très fréquent en toponymie. Les formes anciennes de Chadelaygue à Saint-Jean-d’Eyraud, nous éclairent sur la signification de ce lieu-dit traduit par Chef-de-Laygue : Chapt, Chap-de-l'Aygue, en 1709, avec la précision « à la source de l’Eyraud ». C’est la même étymologie que Capdrot, occitan cap dròt  : " tête, source du Dropt".

    Jean-Claude Dugros.