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Noms de lùocs

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Monpazier, Montmège, Monfaucon...

    Une autre série de toponymes évoque le statut de la position forte : Monpazier (castrum Montis Pazerii en 1293) fait référence au pasièr, mot occitan qui désigne le magistrat chargé de maintenir la paix entre les citoyens d'une ville. Montréal, à Issac (Mons Regalis en 1363, Monreyal en 1379. Montréal-le-Vieux à Église-Neuve d’Issac, font référence aux bastides, châteaux fondés à l'initiative des rois ou en paréage avec eux.

    Montmège à Chalagnac, à Mouzens et à Terrasson (Montmeganus en 1490) peuvent-ils entrer dans le domaine sémantique des juridictions féodales ? Jacques Astor propose d'y voir des châteaux administrés en coseigneurie ou bien des châteaux sur des limites seigneuriales.

    Parmi les noms blasonnants on peut citer Monfaucon à Beauregard-et-Brassac, la commune de Monfaucon (Monfalco au 13e siècle, Prioratus Monsfalconis en 1382, Montfaulcon au 18e siècle), Monfaucon à Villamblard (Montfalco en 1490, Montfaulcon, Montfoucon en 1610), du nom (et des armoiries) d'un seigneur fondateur.

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Montbrun, Montblanc, Montauriol...

    Certains toponymes évoquent la couleur réelle ou figurée de la hauteur : Monbrun à Bayac, à Montravel (Mons Brunus en 1306, Tour noble de Montbrun en 1609). Montblanc à Meyrals, qui doivent faire allusion à la couleur sombre ou claire de la roche ; Montauriol, ancien faubourg de la ville de Bergerac, à prendre au sens de « doré » et « d’or » en composition avec mont. Idem pour Aurimont à Gouts-Rossignol ; Mont-Vert, à Saint-Seurin-de-Prats, à Trémolat (Terra voc. de Mon Vert en 1452) et à Nabirat, rappelle la couverture forestière des versants, s'il ne s'agit pas de noms de personnes.

    Si on ne connaît pas de *Montnau (Montneuf), on connaît bien en Périgord la chanson du « Castel ou Chasteu (suivant les versions) de Montvielh », l'occitan vièlh faisant référence aux constructions situées sur ledit mont (châteaux féodaux ?)

    Curmont à La Coquille et à Saint-Paul-la-Roche, évoquent un domaine (cura (domaine, exploitation rurale), situé sur une hauteur.

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Mirament, Clermont.

    « Les Miremont, Miramont définissent souvent des lieux en hauteur d'où l'on peut jouir d'une belle vue et contrôler les parages » ( Yves Lavalade). Miramont, à Sainte-Mundane, Le Miramont à Monbos, Miremont et Puy-Miraumont (Puy Mirammond en 1440) à Lanouaille, Miremont à Mauzens-et-Miremont (Miremund en 1253, Castrum de Miro Monte en 1273, Miramonte en 1452), à Thénac.

    Sous le même thème, nous pouvons ranger Clermont à Comberanche-Épeluche, la commune Clermont-de-Beauregard (Castrum de Clara Monte, en 1158, Clarmon, Clermon, Clairmon au 16e siècle) ; Clermont-d’Excideuil (Clarmon (au 13e siècle, Villa Sanctae Mariai Clari Montis) et un joli diminutif Clermontet à Cherval ; Montclar à Saint-Paul-de-Serres (Boaria de Monclar  en 1471), Montclar (Castrum de Monte Clara en 1288, Castellania de Monte Clarentio en 1364, Monclard au 16e siècle,) Saint-Georges-de-Montclar (Eccl. Sancti Georgii (au 13e siècle).