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Noms de lùocs

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Montcuq, Cumont, Montechabroulet...

    En composition tautologique, en doublet, avec cuc, sommet de montagne : Moncuq à Pomport, Mont-Cuq à Belvès (Eccl. Sanctae Mariae de Moncuq en 1083, Muncuq en 1156, Podium de Moncuq en 1459, Portal de Montcuq en 1462), Mont-Cuq à Saint-Laurent-des-Vignes (Capella de Montcuc en 1143, Mons Acutus en 1273, Castrum Monta Cuci, Montis Cuqui en 1365). Montcuq à Saint-Laurent-la-Vallée (Moncuc (1454-1483), Moncuq en 1683, Moncup, Moncut), Montcut à Mialet.

    Et dans l'ordre inverse oronyme + mont : Cumont au Bugue, à Saint-Antoine-Cumond ; Cumont, commune (Culmont en 1276, Cugmont en 1382, Cupmon, Cutmon en 1559, Cumond en 1760), à Sainte-Alvère (Mas de Cuc mon en 1297), à Saint-Paul-la-Roche, Les Cumonts à Firbeix.

    Yves Lavalade a relevé Montechabroulet ou Montetchabroulet, à Miallet : « le petit mont de Chabroulet ; diminutif du patronyme Chabrol, en occitan Chabròu (le chevreuil) : surnom. » Et aussi, dans le même village : Montericout ou Montericourt : « Ricon, hypocoristique de Enric (Henri). »

    Cette liste est loin d'être exhaustive. Qui pourrait deviner que notre Périgord possède tant de « monts » ?

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Montauban, Montpon, Montferrier...

    Plutôt qu'une épithète de couleur auban / alban = blanc dans l'ancienne langue, Jacques Astor voit l'ancien occitan alban, auban qui désignait un oiseau de proie de petite taille, peut-être le faucon hobereau appelé albanèl / aubanèl en occitan moderne dans Montauban à Agonac, à Carves, à Beauregard-et-Brassac, à Belvès, à Notre-Dame-de-Sanilhac, à Saint-Pompont, à Villamblard, mais ces toponymes étant de création récente, il doit s'agir plus vraisemblablement d'un nom d'origine.

    Le paon est représenté par Montpon (Castellum de Montpao en la Sala Comtal en 1170, Montepavo en 1178, Monpao, au 13e siècle, Montepao en 1273, Montpouns, Monspavo en 1364, Castellum Monponis en 1139, Ataux, Montpaon, en 1533).

    Parmi les lieux en rapport avec une industrie (ou un artisanat) du fer, on peut citer Monferrier à Journiac (en 1452), Montferrier à Cendrieux et à Saint-Geyrac. 

    Mont-Jau relevé par Gourgues à Montrem (Monjau en 1243) est peut-être un souvenir de culte préchrétien à Jupiter.

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Monpazier, Montmège, Monfaucon...

    Une autre série de toponymes évoque le statut de la position forte : Monpazier (castrum Montis Pazerii en 1293) fait référence au pasièr, mot occitan qui désigne le magistrat chargé de maintenir la paix entre les citoyens d'une ville. Montréal, à Issac (Mons Regalis en 1363, Monreyal en 1379. Montréal-le-Vieux à Église-Neuve d’Issac, font référence aux bastides, châteaux fondés à l'initiative des rois ou en paréage avec eux.

    Montmège à Chalagnac, à Mouzens et à Terrasson (Montmeganus en 1490) peuvent-ils entrer dans le domaine sémantique des juridictions féodales ? Jacques Astor propose d'y voir des châteaux administrés en coseigneurie ou bien des châteaux sur des limites seigneuriales.

    Parmi les noms blasonnants on peut citer Monfaucon à Beauregard-et-Brassac, la commune de Monfaucon (Monfalco au 13e siècle, Prioratus Monsfalconis en 1382, Montfaulcon au 18e siècle), Monfaucon à Villamblard (Montfalco en 1490, Montfaulcon, Montfoucon en 1610), du nom (et des armoiries) d'un seigneur fondateur.