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Noms de lùocs

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, les nombreux dérivés du latin podium .

    Évoquent la hauteur ; Puynaud à Grun-Bordas (Puy-Nau : 208 mètres ; Péchaud à  Castelnaud-la-Chapelle (Puechaut (1454-1483), Pechaud (Carte Belleyme), Péchaud (plan napoléonien). Le toponyme est aussi présent à Marsalès, à Monmarvès, à Sagelat, à Saint-Cybranet. De même sens, semblent les toponymes Pech-Majou à Archignac et à Jayac (forme ancienne Pey-Majou), où l'occitan major signifie le plus grand. L'opposition entre hauteur déboisé (naturellement ou par défrichage) et hauteur boisée, peut être représentée dans Pech Blanc à Monsaguel, Le Pech Blanc à Molières ; Puy Nègre à Fossemagne, peut évoquer la couleur sombre de la couverture forestière, tout comme Pech Roux (Capdrot) et Puy-Rouge à Cadouin (Podium Rubeum en 1189, la couleur de la pierre mais on peut aussi envisager un nom de personne. 

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, les nombreux dérivés du latin podium .

    Les « puechs arrondis » sont représentés par Puy-Redon à Coubjours, à Preyssac-d'Excideuil (en 1328), à Saint-Crépin-de-Richemont, à Sainte-Alvère (Podium Redon en 1343, à Saint-Perdoux (Podium Rotundum en 1342, Château de Puiredon en 1683), à Teillots. Sul Perron à Castelnau-Fayrac, est peut-être un puèg rond, « puisque c’est un sommet arrondi. » (P. Nollet). À l'inverse, Pech Carra à La Dornac, est difficilement explicable…

    Les pentes rocailleuses sont à l'origine des toponymes Puy-Peyrier à Bertric (Bordaria de Puey-Peyrier, au xiiie siècle), Puypeyroux à Bars (Podium Petrosum, domus de Puypeyroux en 1365, Pepeirou sur la carte de Belleyme), à Monsec (Pech-Peyrou), Puy-Peyroux, à Cendrieux en 1634, à Saint-Félix-Mareuil (Vadum Peyroux, en 1451, Podium Peyros en 1455), à Douzillac (Pepeyroux au 19e s), Le Puypeyroux à Saint-Vincent-sur-l’Isle. Le Papeyrou à Saint-Martial-de-Nabirat (Pechpeyrou, au Papeyrou, 18e s.) : en occitan Lo Puèg Peirós : « il y avait des vignes autrefois, sur un terrain plein de cailloux. » ( P. Nollet).

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine les nombreux dérivés du latin podium .

    De nombreux Péchagut à Cénac-et-Saint-Julien, au Coux-et-Bigaroque (Mansus de Peuch-Agut en 1463), à Saint-André-d’Allas (Pechagut en 1680), Pey-Agut à Saint-Severin-d'Estissac, à Sourzac, Puy-Agut à Millac-de-Nontron (Baylia de Puihagut, au 13ème siècle), à Monesterol (Mans. de Podio Agut en 1335), Puyâgut à Celles, Puyagu au Breuilh. sans oublier notre commune nord-occitane Piégut-Pluviers, dont la pemière partie est à décomposer : Puég Agut  « où l'adjectif s'est aphérésé en 'gut, comme cela se produit très fréquemment en dialecte limousin » (Lavalade). 

    À Pépouchu à La Chapelle-Péchaud (en 1837 environ) est bien « le puy pointu », mais nous dit Peter Nollet « on dit « le Pied Pointu » !