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Joan-Claudi Dugros

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, La Balma, La Bauma et ses nombreux dérivés.

    Parfois, la bauma est le trou d'une carrière de pierre, de terre argileuse ou d'une mine. C'est le cas à Bergerac à La Beaume (La Balma en 1466). 

    Les noms de personnes Bernat de la Balma et Bernonet de la Balma (qui sont peut-être la même personne), sont cités dans Lo Libre de Vita, de Bergerac en 1381.

    La Balmade à Belvès et La Croix Baumade à Saint-Médard-d’Excideuil font peut-être référence à un nom de famille Balmat. Il doit en être de même pour À la Balmetenue, à Gaugeac : le tènement de Balmat ? 

    Peter Nollet a relevé À La Valme à Daglan, en 1837, aujourd'hui inconnu. Peut-être À la Balma ?

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, La Balma et ses nombreux dérivés.

    Le sens de l'occitan balma (sud-occitan, prononcer /balmo/), bauma (nord-occitan, prononcer /baoumo/, d'une racine pré-indo-européenne balm-, dérivée de bal-, qui s'appliquait aux hauteurs rocheuses, peut représenter suivant l'endroit un « sol pierreux », un « affleurement de rocher » ou une « caverne, grotte. »

    Nous trouvons en Périgord : La Balme à Beynac-et-Cazenac (la Balma en 1457, la Balme en 1775), à La Roque-Gageac : « c’est une fontaine dans le bourg (…) C’était peut-être le nom du fort troglodytique qui se trouve au-dessus. » (Peter Nollet), à Vélines (Ecclesia de Balmas, archip. de Monrevel, au 13e siècle), à Vitrac, La hauteur rocheuse est évidente dans Sous la Balme, à Couze.

    Et aussi : la Baume à Bouniagues (La Balma en 1363), à Ginestet, à La Jemaye. (aujourd'hui Beaume), à Saint-Naixent (Fief appelé de la Baume en 1776). Les Baumes à Verdon.

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite et fin de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, la comba et ses nombreux dérivés (suite).

    Comba avec déterminant nom de personne : À Combe Bernat à Veyrines-de-Domme, Combe-Berte à Belvès (En Cumba Berta en 1459), Combe-Martel à Campagne, était, d'après Gourgues « un des trois repaire nobles entre lesquels était partagée la seigneurie de Campagne en 1756 », Combe de Guilhem à Milhac-d’Auberoche, La Combe de Guillou à Badefols, Combe de Guinot à Nabirat (aux Combes de Guinot), La Combe de Guirou à Saint-Cyprien, La Combe de Jacques à Nabirat, Combe-Grimard à Saint-Laurent-des-Batons, Combe-Jolive à Léguillac-de-Cercles et Combejolive à Atur : le nom de personne Jolive provient de la forme féminine jolive de l'épithète ancien jolif  « joli », À Combe Jouanne  (Florimont-Gaumier), La Combe Jouone à Bouzic, Combe-Marie à Saint-Martin-et-Albarède, Combe-Maurel à Saint-Marcel, Combe Nadal à Marcillac-Saint-Quentin, (Combe de Nadal en 1830), Combe Rossignol à Meyrals. Peter Nollet a relevé Au Combal Dayssi et Au Combal Dalay à Bouzic, excellent occitan qu'il faut restituer d'aicí e d'alai « d'ici et de la-bas. ».

    Il ne s'agit là qu'un échantillon de la variété des désignations, nécessaires, car dans nos régions il y a des combes partout !. On notera la richesse de notre langue occitane bien utilisée par nos anciens. Dans certains cas, il s'agit d'hypothèses… on ne peut pas tout expliquer… mais on y travaille !