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Noms de familha e pitits noms

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Aspre, Estret, Bosse.

    Prenons de la hauteur avec le latin asper employé pour « rocailleux ». Était-ce le cas pour les lieux-dits Aspre, à Lacropte (en 1326) et Asprilles à la Chapelle-au-Bareil (Mas-d'Aprilles en 1400), aujourd'hui disparus ?

    Le passage encaissé, la gorge profonde, le défilé, sont bien souvent désignés en occitan par le terme estret, estrech (étroit). Il est présent dans Le Pas Estret à Saint-André-d’Allas. Le même sens est rendu par angoissa, produit du latin angustia (étroitesse, passage étroit, défilé), présent dans la commune d'Angoisse.

    Les lieux-dits francisés La Bosse au Bourdeix et à Neuvic (La Bossa en 1475) peuvent représenter, au sens topographique, une « élévation, hauteur ». Pareil pour La Butte à La Roque-Gageac, qui a le sens de « tertre », « monticule » et qui désigne un amoncellement de terre, une petite élévation de terrain, un socle rocheux.

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Cròpta, Espeluca.

    Le latin crypta, emprunté au grec, est à l'origine de l'occitan cròta, cròpta (prononcer /kroto/), qui désigne une crypte, une voûte, un souterrain vouté. C'est l'étymologie de la commune de Lacropte (La Cropta, au xiiie siècle) et aussi de La Cropte à Ajat (en 1503), La Cropte à Mussidan (La Crothe en 1474), Devant la Cropte à Sainte-Foy-de-Longa, La Cropte Basse et La Cropte Haut à Marsac.

    Pour le toponyme Croutarias à Agonac, qui phonétiquement restitue bien l'occitan (Las) Croptariàs, il s'agit « (d)es biens de Croptier (nom de personne francisé en Croutier) : étymologiquement, celui qui vit dans une cròpta (grotte) ». (Joan-Loís Levêque),

    Sous les formes espelonga, espelunga ou espeluca, du latin spelunca, l'occitan désigne aussi une caverne ou une grotte. Épeluche à Comberanche-et-Épeluche (Speluca en 1109, Spelucha (xiiie siècle), Castrum d'Espelucha, Vicecomitatus de Speluchia, en 1226).

  • Cronica de toponimia e patronimia per Joan-Claudi Dugros

    Reliefs occitans

    Suite de la série de noms de lieux occitans par Jean-Claude Dugros consacrée au relief. Cette semaine, Cauna, Clusa.

    Au même titre que l'occitan balma/bauma, d'origine prélatine, est l'occitan cauna, qui désigne une grotte, une caverne, un trou, une cavité. La forme simple Caune existe à Journiac (peut-être un nom de personne), Las Caunas à Saint-Avit-Senieur (en 1714), semble avoir conservé son excellent occitan. Dans le recueil Toponymie occitane d'Atur, édité par Novelum en juillet 2022, Jean-Louis Lévêque et son équipe ont relevé Le Terme de Cone (1826). Si le premier élément est clair, c'est l'occitan terme (hauteur, colline), le second est plus incertain : « il s'agit probablement d'un nom de personne qui pourrait être Còne (fr. Cone ou Conne) ou bien Cauna (fr. Caune), tous deux attestés historiquement ».

    Plus rare dans nos régions, l'occitan clusa désigne une gorge, un défilé, un passage. Yves Lavalade a relevé La Cluze au Bugue.